Qui aurait cru que ce serait dans le froid décembre québécois que j'écrirais mon prochain post?
Oui oui, je suis à la maison. Entourée de frères, de soeurs et d'amour. Mon aventure singapourienne s'étant terminée sur une note plutôt discordante, c'est avec grande hâte que je suis revenue.
Faire une pause pour un moment.
Arreter de voyager un instant.
M'inspirer, me recentrer, me resourcer.
Retrouver la lumière en moi.
vendredi 4 décembre 2009
dimanche 1 novembre 2009
Ghost Blog
Wow, ca fait presque 3 mois que je n'ai rien ecrit. Il s'en est passe des trucs depuis.
Avant de quitter Singapour, on m'offre un job... Hmm.. travail ou voyage? Nomadisme ou sedentarite? Je reflechis...
Sumatra etait exceptionnelle! Un endroit magnifique, les plus beaux paysages, les gens les plus gentil. J'ai toujours eu une fascination envers l'Indonesie, et ce depuis que toute petite, une amie de ma mere (appelons la Lucie) m'a fait part de son interet pour l'endroit. Trop petite pour comprendre ce que ca pouvait avoir de special, c'est 20 ans plus tard que j'y mets enfin les pieds. Et quel agreable choc. Parmis tous les pays d'Asie visites a ce jour, l'Indonesie vient au premier rang, surclassant le Laos.
Peu de gens parlent anglais sur Sumatra, l'apprentissage du bahasa indonesia fut donc obligatoire. La langue est assez facile, ce qui fait qu'apres 2 semaines je pouvais avoir de bonnes discussions avec les locaux. Le seul hic sur Sumatra, ce sont les routes. Elle sont tout simplement affreuses. Et ce sont sur les plus affreuses routes que se deploient les plus beaux paysage. Quelle ironie.
Apres 5 ans de pause, je me suis remis a la plongee sousmarine avec beaucoup de joie. Les coraux se remettent tranquillement du tsunami, les jardins marins sont donc des plus colores, accueillant de nombreux Nemo, Dory et tous leurs amis. Pulau Weh est un vrai petit paradis. Mon orteil prenant du mieux, je me suis aventuree dans la jungle pendant 2 jours dans l'espoir d'y appercevoir des orang-outans. Je fut servis. Un enorme King Kong nous attendait a moins d'une heure de marche. Des milliers de sangsues aussi.

Apres Aceh, Ketambe et le lac Toba, je descends plus au sud ou je fais du couchsurfing dans des familles musulmanes. Et c'est le ramadan, alors je tente l'experience avec eux. Petit dej a 3-4 heures du matin, quelques heures de sommeil pour terminer la nuit, et a jeun jusqu'au couche du soleil. Ca se fait peut-etre plus facilement dans certains endroits, mais ici il fait hyper chaud ; la deshydratation nous guette. Apres 5 jours, je m'envole vers Jakarta. Surfant chez un americain expat, fini le jeune, c'est sans remors que je m'attaque a des sushi vegetariens...
A Yogyakarta, lassitude. Je suis epuisee de voyager, des trains, des bus des avions. Je n'ai plus le gout. En le temps de le dire, je visite Borobudur, me tappe 2 jours de bus pour traverser tout l'ile de Java, avec une pause pour voir le soleil se lever sur le volcan Bromo, et enfin arriver a Bali.
Sur l'ile des Dieux, cure, nettoyage, repos, yoga, lecture. Trop de touristes... Ayant acceptee l'offre de Singapour, je reduis mon periple en Indonesie pour commencer le projet. C'est un resto de bouffe western. Les directeurs sont indiens et ont besoin d'un coup de pouce car leurs connaissances culinaires sont plutot limitees. Je travaille comme une folle pendant des heures, 7 jours sur 7, pour realiser que les mecs ne savent pas trop ce qu'ils font, ni dans quoi ils se sont embarques. Je fais de mon mieux pour faire avancer le projet. Mais plus les jours avancent et plus mon niveau de stress augmente, je constate que les raisons pour lesquelles j'ai acceptee l'offre ne font pas parti de ma realite. Je suis encore plus fatiguee et epuisee qu'en voyageant. Je suis stressee (eurk). Le boulot ne me passionne pas vraiment. La communication avec mes directeurs n'est pas extraordinaire. Leur manque d'experience et leur (excusez la) incompetence ne me rendent pas la tache facile. Et surtout, surtout, je ne suis pas tres heureuse.
Comme je suis une fille de parole, j'ai decidee de les aider jusqu'a ce que le resto ouvre, le temps de former les employes et de bien partir l'affaire afin que je ne sois pas indispensable. Mais l'univers a un autre plan pour moi. La conscience universelle ne peut me savoir malheureuse alors quelle surprise quand j'apprends, un mois plus tard, que les directeurs n'arrivent pas a m'obtenir de visa de travail a cause du domaine et de l'endroit du resto. Soulagement, delivrance, bonheur!
Je vais donc continuer a les aider le temps que le resto ouvre, tout en meditant afin de choisir ma prochaine destination.
Que de rebondissements... :)
Avant de quitter Singapour, on m'offre un job... Hmm.. travail ou voyage? Nomadisme ou sedentarite? Je reflechis...
Sumatra etait exceptionnelle! Un endroit magnifique, les plus beaux paysages, les gens les plus gentil. J'ai toujours eu une fascination envers l'Indonesie, et ce depuis que toute petite, une amie de ma mere (appelons la Lucie) m'a fait part de son interet pour l'endroit. Trop petite pour comprendre ce que ca pouvait avoir de special, c'est 20 ans plus tard que j'y mets enfin les pieds. Et quel agreable choc. Parmis tous les pays d'Asie visites a ce jour, l'Indonesie vient au premier rang, surclassant le Laos.
Peu de gens parlent anglais sur Sumatra, l'apprentissage du bahasa indonesia fut donc obligatoire. La langue est assez facile, ce qui fait qu'apres 2 semaines je pouvais avoir de bonnes discussions avec les locaux. Le seul hic sur Sumatra, ce sont les routes. Elle sont tout simplement affreuses. Et ce sont sur les plus affreuses routes que se deploient les plus beaux paysage. Quelle ironie.
Apres 5 ans de pause, je me suis remis a la plongee sousmarine avec beaucoup de joie. Les coraux se remettent tranquillement du tsunami, les jardins marins sont donc des plus colores, accueillant de nombreux Nemo, Dory et tous leurs amis. Pulau Weh est un vrai petit paradis. Mon orteil prenant du mieux, je me suis aventuree dans la jungle pendant 2 jours dans l'espoir d'y appercevoir des orang-outans. Je fut servis. Un enorme King Kong nous attendait a moins d'une heure de marche. Des milliers de sangsues aussi.

Apres Aceh, Ketambe et le lac Toba, je descends plus au sud ou je fais du couchsurfing dans des familles musulmanes. Et c'est le ramadan, alors je tente l'experience avec eux. Petit dej a 3-4 heures du matin, quelques heures de sommeil pour terminer la nuit, et a jeun jusqu'au couche du soleil. Ca se fait peut-etre plus facilement dans certains endroits, mais ici il fait hyper chaud ; la deshydratation nous guette. Apres 5 jours, je m'envole vers Jakarta. Surfant chez un americain expat, fini le jeune, c'est sans remors que je m'attaque a des sushi vegetariens...
A Yogyakarta, lassitude. Je suis epuisee de voyager, des trains, des bus des avions. Je n'ai plus le gout. En le temps de le dire, je visite Borobudur, me tappe 2 jours de bus pour traverser tout l'ile de Java, avec une pause pour voir le soleil se lever sur le volcan Bromo, et enfin arriver a Bali.
Sur l'ile des Dieux, cure, nettoyage, repos, yoga, lecture. Trop de touristes... Ayant acceptee l'offre de Singapour, je reduis mon periple en Indonesie pour commencer le projet. C'est un resto de bouffe western. Les directeurs sont indiens et ont besoin d'un coup de pouce car leurs connaissances culinaires sont plutot limitees. Je travaille comme une folle pendant des heures, 7 jours sur 7, pour realiser que les mecs ne savent pas trop ce qu'ils font, ni dans quoi ils se sont embarques. Je fais de mon mieux pour faire avancer le projet. Mais plus les jours avancent et plus mon niveau de stress augmente, je constate que les raisons pour lesquelles j'ai acceptee l'offre ne font pas parti de ma realite. Je suis encore plus fatiguee et epuisee qu'en voyageant. Je suis stressee (eurk). Le boulot ne me passionne pas vraiment. La communication avec mes directeurs n'est pas extraordinaire. Leur manque d'experience et leur (excusez la) incompetence ne me rendent pas la tache facile. Et surtout, surtout, je ne suis pas tres heureuse.
Comme je suis une fille de parole, j'ai decidee de les aider jusqu'a ce que le resto ouvre, le temps de former les employes et de bien partir l'affaire afin que je ne sois pas indispensable. Mais l'univers a un autre plan pour moi. La conscience universelle ne peut me savoir malheureuse alors quelle surprise quand j'apprends, un mois plus tard, que les directeurs n'arrivent pas a m'obtenir de visa de travail a cause du domaine et de l'endroit du resto. Soulagement, delivrance, bonheur!
Je vais donc continuer a les aider le temps que le resto ouvre, tout en meditant afin de choisir ma prochaine destination.
Que de rebondissements... :)
mardi 11 août 2009
Indo
Ceci est un message d'interet public.
Demain je m'envole vers Banda Aceh, sur l'ile de Sumatra, en Indonesie. ENFiN!
Ca veut dire peu ou pas de nouvelles de ma part ici, sur twitter ou par courriel car rares sont les cafes internet.
Nous preferons vous en avertir! ;)
Bizoux! ACxx
Demain je m'envole vers Banda Aceh, sur l'ile de Sumatra, en Indonesie. ENFiN!
Ca veut dire peu ou pas de nouvelles de ma part ici, sur twitter ou par courriel car rares sont les cafes internet.
Nous preferons vous en avertir! ;)
Bizoux! ACxx
lundi 10 août 2009
Mr Net
Singapour. Ce qu'on en sait? C'est hyper propre, la gomme a macher y est interdite, c'est une ville d'affaires... Les voyageurs a qui je mentionne que je vais a Singapour me regardent d'un drole d'air. "Why would you go there? It's just a big city! You like shopping?"
Je suis a Singapour parce que ca m'intrigue, voila tout! Je veux voir de quoi ca a l'air. Et c'est vrai que c'est a peu pres qu'une ville. Mais c'est aussi plus que ca.
Quelques trucs m'ont marque pendant mon bref sejour dans cette republique :

Ici c'est le paradis des gourmands ; la bouffe y est tout simplement sublime. :)

La proprete est de mise en tout temps.
Les heures de fermetures sont plutot imprecises...
C'est le premier pays d'Asie ou j'ai appercu des bacs de recyclage!
Leur theatre a la forme d'un durian. Mmm
Voici leur casino en construction. Il sera ouvert aux etrangers, mais les citoyens et les residents devront payer 100$ pour y entrer.
Une soucoupe volante trone sur leur Cour Supreme!?
Les voitures ayant une plaque d'immatriculation noire payent beaucoup plus de taxes et ont acces a tout Singapour en tout temps. Les proprietaires de plaque rouge paient moins mais n'ont pas le droit d'aller au centre-ville entre 7 h AM et 7h PM du lundi au vendredi a moins de payer 20$ par jour. Pas bete comme systeme ; Montreal aurait avantage a s'en inspirer...
Voici une licence permettant d'aller au centre-ville. Les gens qui utilisent une licence invalide sont passible d'une amende jusqu'a 20 000$ ou un emprisonnement de 12 mois. La loi est severe a Singapour, mais le niveau de crime est assez bas.
Dans les stationnements, il y a des panneaux lumineux nous indiquant combien il y a d'espace libre. Des lumieres vertes indiques que c'est libre, et rouges sont celles des lots occupes. Tres partique!
Il y a des machines ditributrices de parapluie! :)
Singapour est etrange comme petite bulle economique fermee. La Malaisie se mord les doigts de les avoir mis a la porte il y a quelques decenies, car cette nouvelle republique est maintenant puissante. Bien que particuliere, Singapour est un endroit paisible ou la vie est facile et agreable.
Je suis a Singapour parce que ca m'intrigue, voila tout! Je veux voir de quoi ca a l'air. Et c'est vrai que c'est a peu pres qu'une ville. Mais c'est aussi plus que ca.
Quelques trucs m'ont marque pendant mon bref sejour dans cette republique :
Ici c'est le paradis des gourmands ; la bouffe y est tout simplement sublime. :)
La proprete est de mise en tout temps.
Singapour est etrange comme petite bulle economique fermee. La Malaisie se mord les doigts de les avoir mis a la porte il y a quelques decenies, car cette nouvelle republique est maintenant puissante. Bien que particuliere, Singapour est un endroit paisible ou la vie est facile et agreable.
Transition
Apres m'etre bien rassasiee de fruits, j'ai pris un traversier vers l'ile de Penang. Un chinois m'a fait decouvrir sa culture, son monde. Festival japonais Bon-Odori, opera chinois, tai-Chi, reflexologie, kung-fu... J'ai passe quelques heures avec des handicapes dans un centre ou il fait du benevolat, dejeune au temple des krisnas d'a cote, marche dans le jardin botanique et souffert le martyr en marchant sur le sentier de reflexologie du parc voisin...
Le besoin d'air frais me pousse a Cameron Highlands ou le thermostat descend de 10-15 degres. Magnifique plantations de the, cultures hydroponiques, serres, fraises, abeilles... C'est sympathique ici, mais oh combien est-ce cruel d'etre dans un endroit ou les treks sont l'activite principale. Je developpe donc une passion pour le durian et fait de belles rencontres. Ca faisait un bon moment que je ne m'etais pas retrouvee entouree de voyageurs. Dortoir oblige ; echanges, discussions, rires... La tige de metal qui me sort du pied devient l'objet de plusieurs photographies.
Mais cette derniere crie haut et fort qu'elle veut sortir en me faisant souffrir des que je marche plus de 15-20 minutes. L'ascension est le plus grand des defis. N'ecoutant que mon orteil, je redescends en ville, en banlieue de Kuala Lumpur, loin des montagnes et pres des hopitaux. En moins de deux, la tige m'est retiree (plus de peur que de mal!) et je me console en allant voir Harry Potter 6 au cine. Nouvelle adaptation... marcher normalement. Reeducation. Puisque j'ai la chance d'habiter chez un malaisien qui habite en condo avec PISCINE, j'en profite pour derouiller mes muscles de natation en inspirant le parfum des frangipanis. Pour une fois, je me repose vraiment.
En Malaisie, je me sens en transit, dans une salle d'attente. J'ai conscience que des que mon orteil sera remis, je m'envolerai vers l'Indonesie. Apres, Damansara, un bref saut sur pluvieuse Melaka. Afin d'echapper au potentiel "swine flu" d'une allemande, je leve les voiles a Singapour!
Le besoin d'air frais me pousse a Cameron Highlands ou le thermostat descend de 10-15 degres. Magnifique plantations de the, cultures hydroponiques, serres, fraises, abeilles... C'est sympathique ici, mais oh combien est-ce cruel d'etre dans un endroit ou les treks sont l'activite principale. Je developpe donc une passion pour le durian et fait de belles rencontres. Ca faisait un bon moment que je ne m'etais pas retrouvee entouree de voyageurs. Dortoir oblige ; echanges, discussions, rires... La tige de metal qui me sort du pied devient l'objet de plusieurs photographies.
Mais cette derniere crie haut et fort qu'elle veut sortir en me faisant souffrir des que je marche plus de 15-20 minutes. L'ascension est le plus grand des defis. N'ecoutant que mon orteil, je redescends en ville, en banlieue de Kuala Lumpur, loin des montagnes et pres des hopitaux. En moins de deux, la tige m'est retiree (plus de peur que de mal!) et je me console en allant voir Harry Potter 6 au cine. Nouvelle adaptation... marcher normalement. Reeducation. Puisque j'ai la chance d'habiter chez un malaisien qui habite en condo avec PISCINE, j'en profite pour derouiller mes muscles de natation en inspirant le parfum des frangipanis. Pour une fois, je me repose vraiment.
En Malaisie, je me sens en transit, dans une salle d'attente. J'ai conscience que des que mon orteil sera remis, je m'envolerai vers l'Indonesie. Apres, Damansara, un bref saut sur pluvieuse Melaka. Afin d'echapper au potentiel "swine flu" d'une allemande, je leve les voiles a Singapour!
vendredi 17 juillet 2009
Exploration fruitiere
La Thailande fut tres gentille avec moi, apres la mechante Inde. Une semaine a Bangkok ou une remise a jour en bonne et due forme ; hopital, dentiste, Canon (changement de LCD dans ma camera), thai massage, facial, beaucoup d'internet, de lecture et de repos, les nouvelles de Radio-Canada sur TV5 Monde...
Ensuite, bus de nuit V.I.P (oui monsieur) direction Phuket. Une belle journee ensoleillee a decouvrir l'ile a dos de moto, suivie de 3 jours de pluie! La semaine s'annoncait de meme, alors c'est bien beau tout ca, mais c'est du deja vu la Thailande! Mon pied voyageur (qui en ce moment est le gauche!) me chatouillait alors j'ai saute dans un bus direction Hat Yai, puis un minivan direction Butterworth en Malaisie!
Donc, me voici me voila en Territoires Inconnus! (Sans compter les 5 minutes ou j'y suis passee il y a 5 ans, le temps de renouveller mon visa thai...)
Pour l'instant, j'ai choisi de voyager par couchsurfing parce que c'est une autre experience que de decouvrir un pays par les yeux des locaux. Mon premier cs host en Malaisie est une famille indienne (hehehe) qui habite la petite ville de Nibong Tebal, dans la province de Penang. Dans ce pays, la population est 65% Malay, environ 20-25% Chinoise et 10-15% Indienne. Ca veut dire recevoir un soin d'acuponcture avec un indien comme interprete et le son du minaret en background.
Le papi chez qui j'habite est un cycliste de 57 ans qui a fait le tour de l'Asie a velo, le sud de l'Inde et il dirigera son pedalier vers Zurich la semaine prochaine pour un tour de l'Europe en 3 mois et 16 pays. Vraiment inspirant et genereux comme type! Il me montre une Malaisie rurale, hors des sentiers battus, me fait decouvrir pleins de nouvelles saveurs locales, et tout ca (ou presque) a velo.
Puisque je suis une passionnee de fruits, laissez-moi vous entrainer dans mon aventure fruitiere :
Commencons par le dragon fruit. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que ce fruit poussait sur un cactus! Certains le trouve insipide, je l'aime bien pour son petit look punk et sa chair au gout qui frole le mariage entre le kiwi et le melon. De plus, il semblerait qu'il ait des proprietes medicinales pour l'estomac!
La papaye! Quoi dire a part que les feuilles sont magnifiques et que le fruit est delicieux! Les pepins ont aussi des proprietes pour l'estomac. J'en ai souvent bu en infusion en Inde... on ne dira pas pourquoi! :)
Je n'ai pas de photo du tresor qui se cache a l'interieur, mais c'est blanc, c'est juteux, c'est separe en quartiers, et oh combien delicieux! J'etais heureuse de revenir en Asie du sud-est que pour ce fruit!


Le jackfruit! Quoi dire? Il est delicieux, les malaisiens le font frire, tout comme la banane!


Ramboutans! Similaires aux lychees, avec un gout toutefois moins prononce mais une allure beaucoup plus festive!
Celui-la c'est le fruit du palmier. On ne peut pas le manger mais ils en font de l'huile! Apres avoir tente d'en ouvrir un, j'ai su reconnaitre a la belle couleur orange vif qui tachait mes doigts, la pigmentation qui coloraient certains savons de ma conception.


Le durian. Oh lala! Le roi des fruits. Il est adore comme il est deteste. Plusieurs hotels interdisent sa possession du a son fumet des plus intense. On le sent de loin! Il empestera votre frigo en unse seconde. Pour ce qui est du gout, tres sucre et indescriptible. La texture elle... c'est a peu pres une costarde, de la creme fouettee et une mangue melangees ensemble. Assez particulier. Qu'on aime ou qu'on aime pas, il faut l'essayer!
Ok celui-la ne se mange pas, mais il est quand meme interessant. C'est du caoutchouc! Les arbres a caoutchouc sont la raison principale pourquoi il y a autant d'indiens en Malaisie. Au temps de l'occupation anglaise, les anglais envoyaient des travailleurs indiens travailler dans les plantations parce qu'il etaient plus resistants que les malaisiens. On recolte en faisant des incisions sur l'ecorce pour que la seve coule. Similaire au sirop d'erable, quoi que moins profond et moins bon! :P
La derniere mais non la moindre... la noix de coco!!! Quoi de plus rafraichissant lors d'une chaude journee que de boire son eau riche en electrolytes et manger sa chair tendre?
C'est ainsi que se termine cette petite chronique. Bons bleuets et bonnes fraises chers amis!
Ensuite, bus de nuit V.I.P (oui monsieur) direction Phuket. Une belle journee ensoleillee a decouvrir l'ile a dos de moto, suivie de 3 jours de pluie! La semaine s'annoncait de meme, alors c'est bien beau tout ca, mais c'est du deja vu la Thailande! Mon pied voyageur (qui en ce moment est le gauche!) me chatouillait alors j'ai saute dans un bus direction Hat Yai, puis un minivan direction Butterworth en Malaisie!
Donc, me voici me voila en Territoires Inconnus! (Sans compter les 5 minutes ou j'y suis passee il y a 5 ans, le temps de renouveller mon visa thai...)
Pour l'instant, j'ai choisi de voyager par couchsurfing parce que c'est une autre experience que de decouvrir un pays par les yeux des locaux. Mon premier cs host en Malaisie est une famille indienne (hehehe) qui habite la petite ville de Nibong Tebal, dans la province de Penang. Dans ce pays, la population est 65% Malay, environ 20-25% Chinoise et 10-15% Indienne. Ca veut dire recevoir un soin d'acuponcture avec un indien comme interprete et le son du minaret en background.
Le papi chez qui j'habite est un cycliste de 57 ans qui a fait le tour de l'Asie a velo, le sud de l'Inde et il dirigera son pedalier vers Zurich la semaine prochaine pour un tour de l'Europe en 3 mois et 16 pays. Vraiment inspirant et genereux comme type! Il me montre une Malaisie rurale, hors des sentiers battus, me fait decouvrir pleins de nouvelles saveurs locales, et tout ca (ou presque) a velo.
Puisque je suis une passionnee de fruits, laissez-moi vous entrainer dans mon aventure fruitiere :
Commencons par le dragon fruit. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que ce fruit poussait sur un cactus! Certains le trouve insipide, je l'aime bien pour son petit look punk et sa chair au gout qui frole le mariage entre le kiwi et le melon. De plus, il semblerait qu'il ait des proprietes medicinales pour l'estomac!
La papaye! Quoi dire a part que les feuilles sont magnifiques et que le fruit est delicieux! Les pepins ont aussi des proprietes pour l'estomac. J'en ai souvent bu en infusion en Inde... on ne dira pas pourquoi! :)Je n'ai pas de photo du tresor qui se cache a l'interieur, mais c'est blanc, c'est juteux, c'est separe en quartiers, et oh combien delicieux! J'etais heureuse de revenir en Asie du sud-est que pour ce fruit!


Le jackfruit! Quoi dire? Il est delicieux, les malaisiens le font frire, tout comme la banane!


Ramboutans! Similaires aux lychees, avec un gout toutefois moins prononce mais une allure beaucoup plus festive!
Celui-la c'est le fruit du palmier. On ne peut pas le manger mais ils en font de l'huile! Apres avoir tente d'en ouvrir un, j'ai su reconnaitre a la belle couleur orange vif qui tachait mes doigts, la pigmentation qui coloraient certains savons de ma conception.

Le durian. Oh lala! Le roi des fruits. Il est adore comme il est deteste. Plusieurs hotels interdisent sa possession du a son fumet des plus intense. On le sent de loin! Il empestera votre frigo en unse seconde. Pour ce qui est du gout, tres sucre et indescriptible. La texture elle... c'est a peu pres une costarde, de la creme fouettee et une mangue melangees ensemble. Assez particulier. Qu'on aime ou qu'on aime pas, il faut l'essayer!
Ok celui-la ne se mange pas, mais il est quand meme interessant. C'est du caoutchouc! Les arbres a caoutchouc sont la raison principale pourquoi il y a autant d'indiens en Malaisie. Au temps de l'occupation anglaise, les anglais envoyaient des travailleurs indiens travailler dans les plantations parce qu'il etaient plus resistants que les malaisiens. On recolte en faisant des incisions sur l'ecorce pour que la seve coule. Similaire au sirop d'erable, quoi que moins profond et moins bon! :P
La derniere mais non la moindre... la noix de coco!!! Quoi de plus rafraichissant lors d'une chaude journee que de boire son eau riche en electrolytes et manger sa chair tendre? C'est ainsi que se termine cette petite chronique. Bons bleuets et bonnes fraises chers amis!
samedi 4 juillet 2009
Que d'aventures...
Cruelle, dure, suffocante, brulante, piquante, bruyante, puante, derangeante, douloureuse... L'Inde a ete pour moi comme un mari qui me brutaliserait, mais reviendrait toujours, repentant, plein d'amour. Je suis toute pleine de l'Inde en ce moment. J'ai besoin d'un peu de recul face aux 5 derniers mois de ma vie. Trois pas en avant, deux pas en arriere? Qui sait... Encore faut-il pouvoir marcher! Laissez-moi vous raconter mes dernieres peripeties!
Quelques jours apres le fameux mariage de Manzoor, je suis allee faire un trek avec ma famille dans un coin de pays des plus incroyable! (il y en a des photos dans la section des images) Quatre jours de marche dans les montagnes du Cachemire ; un pur delice. Le seul hic qui vient un peu ternir ce sejour, ce sont deux italiens, les personnes les plus desagreables rencontrees dans mon voyage. Et c'est peu dire. Mais passons... Je suis ensuite descendue dans le Jammu, a Katra, pour 5 jours de bonheur avec mon amie Amelie. Deux amies, deux soeurs, deux voyageuses dans le meme pays depuis quatre mois... Enfin, nous avons trouve l'occasion de nous retrouver. Une bulle douillette qui pendant un instant nous fait tout oublier. Je remonte ensuite sur Srinagar ou ca barde!
Pendant que je suis au Cahemire, ca brasse. Les elections sont terminees depuis plus d'un mois en Inde, mais c'est toujours l'enfer dans la vieille ville de Srinagar. Deux petites cachemiri ont ete violees et tuees. Vingts civils cachemiri ont ete tues. Une femme a ete mordue au sang par un groupe de soldats indiens. Les independantistes lancent des roches, il y a des manifs, des curfews ou tout est ferme.... la ville est morte, il n'y a que l'armee qui se promene ainsi que quelques rares ames. Deux soirs de suite, des bombes eclatent dans le marche de Dal Gate, a cote du lac, soit a 10 minutes de marche de la maison. Des morts et des blesses. Quand ca eclate, je me demande toujours si c'est un petard de mariage ou une bombe... Et la pluie... la pluie qui tombe en averse. Je ressens l'urgence de partir, je me prends donc un billet pour le Ladakh.
Deux jours avant mon depart, l'univers en decide autrement. Je vais dans le houseboat prendre des photos pour les agences de voyage, a la demande de Manzoor. Dans une des chambres, il manque quelques planches du plancher et c'est recouvert par un tapis. Ignorant ce fait, je trebuche dans le trou, mon pied droit s'enfoncant sur le fond du bateau, le pied gauche restant derriere. L'orteil plie, tourne, craque... AYOYE!!! Hilal tente de me sortir du trou alors que je hurle de ne pas me toucher. Foutu bateau... je sors de la de peine et de misere ; mon gros orteil est enorme, il a de droles de couleurs et une drole de forme. Oh lala. Goodbye Ladakh! On met de la glace, du gel d'arnica, du tigerbalm... rien ne fait. Nuit d'enfer en carence d'anti-douleurs. Au matin, radiographie : FRACTURE! Visite de 3 medecins pour enfin trouver le specialiste en orthopedie qui constate des fragments d'os ici et la, une fracture pres de l'articulation et une torsion a 180 degres de l'os. Un platre ne suffira pas ; une chirurgie s'impose. Misere. J'ai le OK de ma compagnie d'assurance, une heure plus tard je passe des tests a l'hopital et dans la suivante je suis sur la table d'operation en train de me faire ouvrir l'orteil! On replace le tout, on y insere une tige de metal, quelques points de sutures et hop, un bandage de fibre de verre pour me permettre de me deplacer sans bequilles. La totale! Et cette jolie tige de metal me sort du pied d'environ un demi pouce. J'ai peine a croire ce qui m'arrive : je suis en train de me faire operer au Cachemire!!! J'invoque le nom de tous les saints que je connais et Dieu merci je n'etais pas seule dans cette "ER". J'etais bien soutenue!
Alors du coup... on oublie ca le trek au Ladakh et le trek au Nepal. J'ai encore besoin de soins post-op et mon visa expire dans quelques jours. J'etouffe en Inde, j'ai besoin d'un break. Solution? Je reviens sur Delhi et saute dans un avion, direction Bangkok. Un kg de mangoustans et de ramboutans, une mangue avec du riz collant a la noix de coco, un lait de soya et quelques salades de papaye plus tard, je respire mieux. La Thailande s'occupe bien de moi : je marche dans les rues et personne ne m'achale, ne me touche, ne me devisage ou ne tente de me vendre des babioles, c'est propre, ca sent bon, c'est chaud mais pas crade, les gens sont souriants et gentils. La Thailande est la gentille maman qui me reconforte, me console, me prend dans ses bras, c'est ma soupe Lipton poulet et nouille. (oui oui je sais je suis vegetarienne, c'est une figure de style...)
Mais comme une accro, je m'ennuie deja de mon mari violent. J'ai deja hate de la retrouver cette Inde malefique mais oh combien adorable a la fois. Que faire? Je l'aime! Mais je vais quand meme prendre un petit repis pour me remettre de mes emotions et lecher mes plaies...
Quelques jours apres le fameux mariage de Manzoor, je suis allee faire un trek avec ma famille dans un coin de pays des plus incroyable! (il y en a des photos dans la section des images) Quatre jours de marche dans les montagnes du Cachemire ; un pur delice. Le seul hic qui vient un peu ternir ce sejour, ce sont deux italiens, les personnes les plus desagreables rencontrees dans mon voyage. Et c'est peu dire. Mais passons... Je suis ensuite descendue dans le Jammu, a Katra, pour 5 jours de bonheur avec mon amie Amelie. Deux amies, deux soeurs, deux voyageuses dans le meme pays depuis quatre mois... Enfin, nous avons trouve l'occasion de nous retrouver. Une bulle douillette qui pendant un instant nous fait tout oublier. Je remonte ensuite sur Srinagar ou ca barde!
Pendant que je suis au Cahemire, ca brasse. Les elections sont terminees depuis plus d'un mois en Inde, mais c'est toujours l'enfer dans la vieille ville de Srinagar. Deux petites cachemiri ont ete violees et tuees. Vingts civils cachemiri ont ete tues. Une femme a ete mordue au sang par un groupe de soldats indiens. Les independantistes lancent des roches, il y a des manifs, des curfews ou tout est ferme.... la ville est morte, il n'y a que l'armee qui se promene ainsi que quelques rares ames. Deux soirs de suite, des bombes eclatent dans le marche de Dal Gate, a cote du lac, soit a 10 minutes de marche de la maison. Des morts et des blesses. Quand ca eclate, je me demande toujours si c'est un petard de mariage ou une bombe... Et la pluie... la pluie qui tombe en averse. Je ressens l'urgence de partir, je me prends donc un billet pour le Ladakh.
Deux jours avant mon depart, l'univers en decide autrement. Je vais dans le houseboat prendre des photos pour les agences de voyage, a la demande de Manzoor. Dans une des chambres, il manque quelques planches du plancher et c'est recouvert par un tapis. Ignorant ce fait, je trebuche dans le trou, mon pied droit s'enfoncant sur le fond du bateau, le pied gauche restant derriere. L'orteil plie, tourne, craque... AYOYE!!! Hilal tente de me sortir du trou alors que je hurle de ne pas me toucher. Foutu bateau... je sors de la de peine et de misere ; mon gros orteil est enorme, il a de droles de couleurs et une drole de forme. Oh lala. Goodbye Ladakh! On met de la glace, du gel d'arnica, du tigerbalm... rien ne fait. Nuit d'enfer en carence d'anti-douleurs. Au matin, radiographie : FRACTURE! Visite de 3 medecins pour enfin trouver le specialiste en orthopedie qui constate des fragments d'os ici et la, une fracture pres de l'articulation et une torsion a 180 degres de l'os. Un platre ne suffira pas ; une chirurgie s'impose. Misere. J'ai le OK de ma compagnie d'assurance, une heure plus tard je passe des tests a l'hopital et dans la suivante je suis sur la table d'operation en train de me faire ouvrir l'orteil! On replace le tout, on y insere une tige de metal, quelques points de sutures et hop, un bandage de fibre de verre pour me permettre de me deplacer sans bequilles. La totale! Et cette jolie tige de metal me sort du pied d'environ un demi pouce. J'ai peine a croire ce qui m'arrive : je suis en train de me faire operer au Cachemire!!! J'invoque le nom de tous les saints que je connais et Dieu merci je n'etais pas seule dans cette "ER". J'etais bien soutenue!
Alors du coup... on oublie ca le trek au Ladakh et le trek au Nepal. J'ai encore besoin de soins post-op et mon visa expire dans quelques jours. J'etouffe en Inde, j'ai besoin d'un break. Solution? Je reviens sur Delhi et saute dans un avion, direction Bangkok. Un kg de mangoustans et de ramboutans, une mangue avec du riz collant a la noix de coco, un lait de soya et quelques salades de papaye plus tard, je respire mieux. La Thailande s'occupe bien de moi : je marche dans les rues et personne ne m'achale, ne me touche, ne me devisage ou ne tente de me vendre des babioles, c'est propre, ca sent bon, c'est chaud mais pas crade, les gens sont souriants et gentils. La Thailande est la gentille maman qui me reconforte, me console, me prend dans ses bras, c'est ma soupe Lipton poulet et nouille. (oui oui je sais je suis vegetarienne, c'est une figure de style...)
Mais comme une accro, je m'ennuie deja de mon mari violent. J'ai deja hate de la retrouver cette Inde malefique mais oh combien adorable a la fois. Que faire? Je l'aime! Mais je vais quand meme prendre un petit repis pour me remettre de mes emotions et lecher mes plaies...
samedi 13 juin 2009
Mariage Cachemiri
Manzoor est sur un nuage. Chaque nuit, il parle a sa promise pendant des heures et des heures. La famille se demene dans les preparatifs... Bijoux, or, gateaux, sucreries, musiciens, bateau de mariage, voitures, habits... Tout doit etre parfait. La veille, le futur marie se met beau et fete sa derniere soiree de celibataire. Les femmes vont au Beauty parlour se faire orner les mains de henna. Et le jour J arrive. La tension est tangible.
Des le matin, les amis et la famille se presentent a la maison. Le bateau de mariage vient s'ancrer a cote de la maison. Les femmes se mettent a chanter des chansons traditionnelles de mariage. Tout le monde se demene avant l'arrivee des trois representants de la famille de la mariee. Tout le monde est sur son 36. Lorsque les 3 hommes arrivent, un jus leur est servi avec des noix, puis le the au lait et des gateaux. Ils offrent un collier en or pour la mere du marie et un bracelet en or pour celui-ci. Puis des plats de viande leur sont offerts. Ils nourrissent le marie avec leur main et Manzoor fait de meme avec eux. Maintenant, ils partagent tout, ils feront parti de la meme famille. Apres les echanges habituels et le dessert, les trois hommes repartent chez eux.
C'est notre tour de se faire recevoir. Nous sommes 20 a monter dans un minibus pour aller chez la famille de la mariee. Manzoor n'est pas du bal. Splendide, la mariee nous attend. Sa famille nous offre le jus, les noix, puis le the au lait epice et les gateaux. Elle va alors se changer de robe. A son retour, la soeur et la mere du marie l'ornent de bijoux et d'or : boucles d'oreilles, colliers, bracelets, daktik, bagues. Les femmes lui offre leur benediction, des cadeaux... Elles chantent des chansons.
Les gens se regroupent alors en une longue file pour le repas. Quatre personne partagent le meme plat ; un enorme plateau d'argent plein de riz ou sont poses differents morceaux de viandes. Le chef arrive a chaque 5 minutes avec un nouveau chaudron et sert des tonnes et des tonnes de viande. Heureusement, un petit plat vegetarien a ete prepare specialement pour moi! La mariee se fait nourrir par sa nouvelle belle-soeur et belle-mere, elle les nourrit a son tour. Apres le dessert, des noix, des fruits seches et des bonbons sont remis a chacun. La mariee se change a nouveau de robe, sa famille au complet se joint a nous. Les femmes dansent et chantent, des sucreries sont lancees. Et puis notre troupe retourne a la maison pour continuer la fete sur le bateau de mariage. A ma grande surprise, la famille de la mariee ne vient pas avec nous. Ils ont leur fete, nous avons la notre. Cela veut dire que le marie et la mariee ne se voient meme pas le jour de leur noces!!! Culture shock!
De retour au bateau, les invites sont deja arrives. Le repas leur est servi, encore une fois des tonnes de viande et du riz, des salades. Les musiciens s'installent a l'avant du bateau et commencent a jouer des airs traditionnels cachemiri. Manzoor est ensuite amene sur le bateau, precede de petards et suivi du gateau, de sucreries et de fruits seches. Sa soeur lui lave les mains, son cousin et meilleur ami lui enduit le petit doigt de henna et entoure celui-ci de dizaines de billets de roupies. Il devra garder ceci jusqu'au matin. Ses amis et sa famille lui donnent des sucreries a manger, il fait de meme. Le gateau est coupe et tout le monde offre de ses mains une bouchee de gateau a son ami, son frere, au marie... Les gens dansent, l'energie est a son max! Les oncles et le pere font leurs steppettes, alors que d'autres vont donner leur benediction au nouveau marie. On lui remet roupies, bijoux, enveloppes, sucreries, cadeaux. Le frere du marie lance des amandes partout dans la salle. On prend des photos, on filme le tout. Manzoor est emu, il entre dans une autre phase de sa vie.
La musique est de plus en plus fort, la danseuse invite les gens a danser avec elle. Elle chante a tue-tete pour eveiller la foule, les gens tappent des mains, du pieds. Elle fait la toupie avec les gens en les faisant tourner au bout de ses bras. Elle enlace les gens de son foulard pour recolter quelques roupies en pourboire. Hilal lance des piles de roupies aux musiciens pour les encourager a jouer encore mieux, avec plus d'energie. La fete dure jusqu'au lendemain matin, 8h.
Quelques uns ont reussi a attraper quelques heures de sommeil au vol, d'autres plus zeles ramassent, placottent, sirottent du the. La tension redescend, la famille peut enfin respirer, en nettoyant la maison, le bateau et la petite ile qui constitue leur terrain.
Manzoor se repose, en revant de sa nouvelle epouse.
Des le matin, les amis et la famille se presentent a la maison. Le bateau de mariage vient s'ancrer a cote de la maison. Les femmes se mettent a chanter des chansons traditionnelles de mariage. Tout le monde se demene avant l'arrivee des trois representants de la famille de la mariee. Tout le monde est sur son 36. Lorsque les 3 hommes arrivent, un jus leur est servi avec des noix, puis le the au lait et des gateaux. Ils offrent un collier en or pour la mere du marie et un bracelet en or pour celui-ci. Puis des plats de viande leur sont offerts. Ils nourrissent le marie avec leur main et Manzoor fait de meme avec eux. Maintenant, ils partagent tout, ils feront parti de la meme famille. Apres les echanges habituels et le dessert, les trois hommes repartent chez eux.
C'est notre tour de se faire recevoir. Nous sommes 20 a monter dans un minibus pour aller chez la famille de la mariee. Manzoor n'est pas du bal. Splendide, la mariee nous attend. Sa famille nous offre le jus, les noix, puis le the au lait epice et les gateaux. Elle va alors se changer de robe. A son retour, la soeur et la mere du marie l'ornent de bijoux et d'or : boucles d'oreilles, colliers, bracelets, daktik, bagues. Les femmes lui offre leur benediction, des cadeaux... Elles chantent des chansons.Les gens se regroupent alors en une longue file pour le repas. Quatre personne partagent le meme plat ; un enorme plateau d'argent plein de riz ou sont poses differents morceaux de viandes. Le chef arrive a chaque 5 minutes avec un nouveau chaudron et sert des tonnes et des tonnes de viande. Heureusement, un petit plat vegetarien a ete prepare specialement pour moi! La mariee se fait nourrir par sa nouvelle belle-soeur et belle-mere, elle les nourrit a son tour. Apres le dessert, des noix, des fruits seches et des bonbons sont remis a chacun. La mariee se change a nouveau de robe, sa famille au complet se joint a nous. Les femmes dansent et chantent, des sucreries sont lancees. Et puis notre troupe retourne a la maison pour continuer la fete sur le bateau de mariage. A ma grande surprise, la famille de la mariee ne vient pas avec nous. Ils ont leur fete, nous avons la notre. Cela veut dire que le marie et la mariee ne se voient meme pas le jour de leur noces!!! Culture shock!
De retour au bateau, les invites sont deja arrives. Le repas leur est servi, encore une fois des tonnes de viande et du riz, des salades. Les musiciens s'installent a l'avant du bateau et commencent a jouer des airs traditionnels cachemiri. Manzoor est ensuite amene sur le bateau, precede de petards et suivi du gateau, de sucreries et de fruits seches. Sa soeur lui lave les mains, son cousin et meilleur ami lui enduit le petit doigt de henna et entoure celui-ci de dizaines de billets de roupies. Il devra garder ceci jusqu'au matin. Ses amis et sa famille lui donnent des sucreries a manger, il fait de meme. Le gateau est coupe et tout le monde offre de ses mains une bouchee de gateau a son ami, son frere, au marie... Les gens dansent, l'energie est a son max! Les oncles et le pere font leurs steppettes, alors que d'autres vont donner leur benediction au nouveau marie. On lui remet roupies, bijoux, enveloppes, sucreries, cadeaux. Le frere du marie lance des amandes partout dans la salle. On prend des photos, on filme le tout. Manzoor est emu, il entre dans une autre phase de sa vie.
La musique est de plus en plus fort, la danseuse invite les gens a danser avec elle. Elle chante a tue-tete pour eveiller la foule, les gens tappent des mains, du pieds. Elle fait la toupie avec les gens en les faisant tourner au bout de ses bras. Elle enlace les gens de son foulard pour recolter quelques roupies en pourboire. Hilal lance des piles de roupies aux musiciens pour les encourager a jouer encore mieux, avec plus d'energie. La fete dure jusqu'au lendemain matin, 8h.Quelques uns ont reussi a attraper quelques heures de sommeil au vol, d'autres plus zeles ramassent, placottent, sirottent du the. La tension redescend, la famille peut enfin respirer, en nettoyant la maison, le bateau et la petite ile qui constitue leur terrain.
Manzoor se repose, en revant de sa nouvelle epouse.
samedi 23 mai 2009
Des coquelicots et des fusils
Apres deux semaines de resourcement a Kasar Devi, je me suis dirigee vers Dharamsala, a McLeod Ganj, la ou le Dalai Lama demeure. Ce dernier etait en voyage aux Etats-Unis, alors pas de chance. L'endroit est magnifique, dans les montagnes avec pleins de moines et de tibetains souriants avec leurs petites joues rouges. Lors de ma premiere journee sur place, un cliche de moi et de mes compagnons a ete vole sur le vif, a notre insu. Le lendemain, un mignon indien tout excite me croise sur la rue et s'empresse de me montrer le journal avec en premiere page d'une section, moi-meme avec Eytan et Asaf. Toute la journee, nous avons ete pointes du doigts, les gens etaient contents de nous dire qu'ils nous avaient vu dans le journal. Cocasse, mais un peu trop d'attention.
Sinon, rien d'excitant dans ce coin a part les gentils tibetains et le paysage. Pour etre franche, je n'ai pas trippe sur l'endroit car c'etait trop touristique avec spiritualite a la gomme. Le meme lot de voyageurs babacool qui vont tous dans les memes endroits, dans les meme resto de touristes... La ou le chillum est toujours allume et les banoffie pies sur la table. Pas tellement ma tasse de the. La mousson s'en vient alors tout le monde se dirige vers le nord. Classique. N'en pouvant plus de recroiser toujours les meme visages et ne me sentant pas assez plongee dans la culture, je me suis sauvee au Cachemire ou je savais qu'il n'y aurait a peu pres pas de voyageurs.
A partir de Jammu, toute une faune et une flore ornent la route jusqu'a Srinagar. Des plants de chanvre, des camps militaires, des coquelicots, des soldats, des fleurs de safran, des fusils... L'Inde a garoche le 5/6 de son armee dans le coin pour semer la peur. Pas trop invitant. Pourtant quand on arrive au Cachemire, on comprend tout de suite pourquoi la devise est "Paradise on earth". Jamais rien vu de tel en Inde. Le Cachemire, c'est le top, c'est fabuleux, magnifique, les photos ne rendent pas la majeste de cet endroit. Et les gens y sont geniaux et accueillants. C'est VRAIMENT un autre pays ici. Un peu comme passer la frontiere entre l'Ontario et le Quebec. ;) J'ai passe 4 jours dans la famille de mon ami Umar avec qui j'etais a Rishikesh et au Rainbow. Il m'a enseigne a conduire sa moto! C'est le temps des elections alors c'est un peu mouvemente a Srinagar, avec des manifestations et des militants pro-Pakistan/pro-independance qui lancent des roches. Ici les gens boycottent l'election indienne. Ca brasse un peu mais rien de trop inquietant. Depuis plus d'une semaine, je suis sur un houseboat, sur le lac Dal, dans la famille de mon ami Hilal. J'ai eu l'honneur d'assister aux preparatifs et au mariage de son frere Manzoor. Mais ca, c'est une autre histoire ...

A suivre! :)
Sinon, rien d'excitant dans ce coin a part les gentils tibetains et le paysage. Pour etre franche, je n'ai pas trippe sur l'endroit car c'etait trop touristique avec spiritualite a la gomme. Le meme lot de voyageurs babacool qui vont tous dans les memes endroits, dans les meme resto de touristes... La ou le chillum est toujours allume et les banoffie pies sur la table. Pas tellement ma tasse de the. La mousson s'en vient alors tout le monde se dirige vers le nord. Classique. N'en pouvant plus de recroiser toujours les meme visages et ne me sentant pas assez plongee dans la culture, je me suis sauvee au Cachemire ou je savais qu'il n'y aurait a peu pres pas de voyageurs.
A partir de Jammu, toute une faune et une flore ornent la route jusqu'a Srinagar. Des plants de chanvre, des camps militaires, des coquelicots, des soldats, des fleurs de safran, des fusils... L'Inde a garoche le 5/6 de son armee dans le coin pour semer la peur. Pas trop invitant. Pourtant quand on arrive au Cachemire, on comprend tout de suite pourquoi la devise est "Paradise on earth". Jamais rien vu de tel en Inde. Le Cachemire, c'est le top, c'est fabuleux, magnifique, les photos ne rendent pas la majeste de cet endroit. Et les gens y sont geniaux et accueillants. C'est VRAIMENT un autre pays ici. Un peu comme passer la frontiere entre l'Ontario et le Quebec. ;) J'ai passe 4 jours dans la famille de mon ami Umar avec qui j'etais a Rishikesh et au Rainbow. Il m'a enseigne a conduire sa moto! C'est le temps des elections alors c'est un peu mouvemente a Srinagar, avec des manifestations et des militants pro-Pakistan/pro-independance qui lancent des roches. Ici les gens boycottent l'election indienne. Ca brasse un peu mais rien de trop inquietant. Depuis plus d'une semaine, je suis sur un houseboat, sur le lac Dal, dans la famille de mon ami Hilal. J'ai eu l'honneur d'assister aux preparatifs et au mariage de son frere Manzoor. Mais ca, c'est une autre histoire ...
A suivre! :)
mercredi 13 mai 2009
Musique!
Il y a deux mois, un ami a ajoute de la musique sur mon lecteur mp3. Lorsque j'ai voulu l'ecouter, tout avait disparu sauf ce qu'il m'avait donne. 16 Go de perdus. Deni, frustration, tristesse, colere, tentative de corriger la situation, de retirer le virus sans formater. Deuil.Formatage. Decouverte de nouvelle musique, lacher prise, detachement...
Et puis comme a tout probleme il y a solution et que nous vivons dans un ere technologique ou tout est possible, grace a 5 personnes, j'ai pu retrouver ma musique au complet. Merci maman, Olivier, Poste Canada et India Post (Ouf!), Rajiv, Jessica, et aussi Jean-Yvan pour avoir essaye. Deux mois plus tard, je peux enfin savourer la musique qui fait vibrer mon coeur. La musique qui me faire rire, pleurer, danser, vibrer, chanter et qui me rapelle a quel point il n'y a pas de distance quand on aime. Coeur a coeur, je me sens pres de vous, meme a l'autre bout de la planete.
mercredi 22 avril 2009
Rainbow Gathering, un arc-en-ciel des plus colores
Lors de mon dernier "post", je partais pour Rishikesh pour remettre mon systeme immunitaire au top. Epuisee, j'ai traverse le pont de Laxman Jula passe 21h, alors qu'un baba me fait rire et pleurer tout a la fois. Toute souffrance n'est que temporelle... dans l'immensite de l'univers, mes tracas du moment ne sont plus qu'un grain de sable. Sur l'autre rive m'attendait Malin, mon amie norvegienne, qui a eu la gentillesse de me reserver une chambre dans une guesthouse. Apres un leger repas et la rencontre de ses compagnons de voyage, je m'ecroule sur mon lit, enfin seule.
A Rishikesh, il regne une energie particuliere dont je ne saurais determiner la nature. Est-ce la presence de nombreux ashrams et Babas? Du Gange? Ce qui a mit Rishikesh sur la "map", c'est le fait que les Beatles y ont passe quelques mois dans un ashram. Celui-ci est maintenant ferme, plus rien n'y subsite outre un gardien de securite qui demande de lui payer un bakshish pour pouvoir entrer. Honnetement, je n'ai pas fait grand chose ici. La place est magnifique, le Gange glace et pur... Mais je n'ai pas d'energie. Je fais donc le plein, lentement. Je prends quelques marches, profite du fleuve, decouvre un peu les environs, un trek d'une journee m'amene dans un coin ou je suis entouree de cultures en escaliers. Apres 5 jours de repos, je suis prete a passer a l'autre etape ; je m'equipe pour le Rainbow...bache, couverture, vetements chauds.
En attendant le train de nuit qui me menera a Haldwani, je me tappe mon premier cinema indien pour voir un film de Bollywood en hindi sans sous-titres! Au matin, 3 heures de bus dans les montagnes pour atteindre le petit village de Lohali, ou un trek epuisant nous amene finalement au Rainbow. La vue est splendide, nous sommes dans une vallee a 1500 pieds d'altitude. En fin d'apres-midi nous deposons enfin nos sacs et sommes accueillis par un "Welcome home" bien senti et un chai bien chaud.
Au debut, nous sommes une cinquantaine, puis, les gens se sont mis a arriver un peu a chaque jour. Les voyageurs etaient au rendez-vous, le bouche-a-bouche a fait son oeuvre. On ne s'attendait pas a autant de monde. Le Rainbow, pour ceux qui ignore ce que c'est, est un groupe de gens qui vivent en communaute pendant un certain lapse de temps, dans la nature, sans electricite, loin de Babylone. Il y en a partout dans le monde, a chaque instant de l'annee. Le prochain est en Turquie. Qui dit communaute dit pas de chef, pas d'autorite, donc tout doit fonctionner avec le volontariat. Il y a beaucoup a faire ; la cuisine pour quelques centaines de gens (ca prends environ 5-6 heures a preparer), ramasser du bois, creuser des shitpits, aller en ville pour faire les courses, plus trente six mille autre petits details et occupations. Le defi majeur est l'hygiene. Ici on partage tout, meme les germes. J'ai passe la moitie de ma bouteille de charbon active et d'huile d'origan.
La beaute de tout ca, c'est qu'il n'y a pas de klaxons, c'est du camping dans la nature, avec pleins de gens extraordinaires qui ont un potentiel fou. Il y a donc des ateliers de tout sorte, partage de talents, de connaissance et d'information. L'atmosphere est tres shanti, il y a beaucoup de creativite et de musique dans l'air. Beaucoup d'artistes, de revolutionnaires et meme des gens bien ordinaires. Des gens de coeur. J'ai eu la joie de faire des rencontres hors du commun, de revoir des amis croises sur la route du sud, de danser sous les etoiles a la pleine lune. Avec un petit groupe d'illumines, j'ai construit un sweat lodge puis nous avons tenu une ceremonie sacree pendant la nuit. Intense. Puis la pleine lune est arrivee avec l'energie qui etait a son apogee, precedee par une pluie diluvienne. Mon campement n'etait pas etanche, j'y ai pris l'eau et le froid. J'ai oublie de preciser qu'ici la nuit, ca caille. Il fait tres froid! Quoiqu'il en soit, ma sante etait deja un peu fragile alors j'ai attrape la grippe. Plus le droit de travailler dans la cuisine. Forcee de me reposer et sans energie, la place perd de son charme. Apres plus de deux semaines dans les bois, je sens que mon heure est venue ; je decide donc de retourner dans la civilisation. Il n'est pas facile de dire aurevoir, je laisse tant de choses et de gens derriere. The show must go on.
Avec quelques amis, nous prenons la route vers Kasar Devi, un village dans les montagnes pres d'Almora, ou nous nous reposons, faisons la cuisine, des potlucks, du yoga a tous les matins, de la lecture, etc. Je profite de ce moment de repis pour me reconstruire une sante... et teindre mes cheveux avec du henna. :)
A Rishikesh, il regne une energie particuliere dont je ne saurais determiner la nature. Est-ce la presence de nombreux ashrams et Babas? Du Gange? Ce qui a mit Rishikesh sur la "map", c'est le fait que les Beatles y ont passe quelques mois dans un ashram. Celui-ci est maintenant ferme, plus rien n'y subsite outre un gardien de securite qui demande de lui payer un bakshish pour pouvoir entrer. Honnetement, je n'ai pas fait grand chose ici. La place est magnifique, le Gange glace et pur... Mais je n'ai pas d'energie. Je fais donc le plein, lentement. Je prends quelques marches, profite du fleuve, decouvre un peu les environs, un trek d'une journee m'amene dans un coin ou je suis entouree de cultures en escaliers. Apres 5 jours de repos, je suis prete a passer a l'autre etape ; je m'equipe pour le Rainbow...bache, couverture, vetements chauds.
En attendant le train de nuit qui me menera a Haldwani, je me tappe mon premier cinema indien pour voir un film de Bollywood en hindi sans sous-titres! Au matin, 3 heures de bus dans les montagnes pour atteindre le petit village de Lohali, ou un trek epuisant nous amene finalement au Rainbow. La vue est splendide, nous sommes dans une vallee a 1500 pieds d'altitude. En fin d'apres-midi nous deposons enfin nos sacs et sommes accueillis par un "Welcome home" bien senti et un chai bien chaud.
Au debut, nous sommes une cinquantaine, puis, les gens se sont mis a arriver un peu a chaque jour. Les voyageurs etaient au rendez-vous, le bouche-a-bouche a fait son oeuvre. On ne s'attendait pas a autant de monde. Le Rainbow, pour ceux qui ignore ce que c'est, est un groupe de gens qui vivent en communaute pendant un certain lapse de temps, dans la nature, sans electricite, loin de Babylone. Il y en a partout dans le monde, a chaque instant de l'annee. Le prochain est en Turquie. Qui dit communaute dit pas de chef, pas d'autorite, donc tout doit fonctionner avec le volontariat. Il y a beaucoup a faire ; la cuisine pour quelques centaines de gens (ca prends environ 5-6 heures a preparer), ramasser du bois, creuser des shitpits, aller en ville pour faire les courses, plus trente six mille autre petits details et occupations. Le defi majeur est l'hygiene. Ici on partage tout, meme les germes. J'ai passe la moitie de ma bouteille de charbon active et d'huile d'origan.
La beaute de tout ca, c'est qu'il n'y a pas de klaxons, c'est du camping dans la nature, avec pleins de gens extraordinaires qui ont un potentiel fou. Il y a donc des ateliers de tout sorte, partage de talents, de connaissance et d'information. L'atmosphere est tres shanti, il y a beaucoup de creativite et de musique dans l'air. Beaucoup d'artistes, de revolutionnaires et meme des gens bien ordinaires. Des gens de coeur. J'ai eu la joie de faire des rencontres hors du commun, de revoir des amis croises sur la route du sud, de danser sous les etoiles a la pleine lune. Avec un petit groupe d'illumines, j'ai construit un sweat lodge puis nous avons tenu une ceremonie sacree pendant la nuit. Intense. Puis la pleine lune est arrivee avec l'energie qui etait a son apogee, precedee par une pluie diluvienne. Mon campement n'etait pas etanche, j'y ai pris l'eau et le froid. J'ai oublie de preciser qu'ici la nuit, ca caille. Il fait tres froid! Quoiqu'il en soit, ma sante etait deja un peu fragile alors j'ai attrape la grippe. Plus le droit de travailler dans la cuisine. Forcee de me reposer et sans energie, la place perd de son charme. Apres plus de deux semaines dans les bois, je sens que mon heure est venue ; je decide donc de retourner dans la civilisation. Il n'est pas facile de dire aurevoir, je laisse tant de choses et de gens derriere. The show must go on.
Avec quelques amis, nous prenons la route vers Kasar Devi, un village dans les montagnes pres d'Almora, ou nous nous reposons, faisons la cuisine, des potlucks, du yoga a tous les matins, de la lecture, etc. Je profite de ce moment de repis pour me reconstruire une sante... et teindre mes cheveux avec du henna. :)
mardi 24 mars 2009
Om namah shivaya
Par ou commencer...
Je crois qu'il faut passer plus d'une semaine dans un ashram avant d'en comprendre et d'en vivre pleinement le rythme. Toute particulierement celui de Mata Amritanandamayi, qui est l'un des plus grands de l'Inde. J'ai eu l'impression de mettre les pieds dans une micro-societe ou regnent a la fois l'ordre et le chaos. L'endroit est incontestablement magnifique et du monde, il y en a! Des le premier matin, je rencontre une amie de mon ami Adrien ; nous sommes assises a la meme table au dejeuner. Le lendemain, je rencontre Raoul, une connaissance du Quebec et le surlendemain, Gabriel, un mec genial rencontre 3 ans plus tot a Boston. Decidement, le hasard fait bien les choses. Pleins de belles rencontres, de belles discussions, du yoga, de la meditation...
Comme seva (benevolat), je me levais a 6h le matin pour m'occuper du jardin de tulasi (basilic sacre). Chouette seva, considerant qu'il y en a qui se tappent les poubelles. Je me sens choyee.
Mon sejour a l'ashram est court car les gens se preparent a aller en tournee avec Amma ; il y a de l'energie dans l'air. J'aimerais tout faire a la fois : un Panchakarma (trop long a expliquer, googlez-le), un cours d'aryurveda, une lecture d'astrologie vedique Jyotish, faire pousser des germinations, aller a l'ecocentre, aller a la plage voir les dauphins, boire une noix de coco, faire mon seva, discuter avec plein de beau monde, l'heure du chai, la clinique a tous les jours (reaction allergique aux insectes), en plus de passer du temps pres d'Amma. Ouff. Moi qui avais l'impression qu'un ashram pouvait etre reposant pour le mental, c'est le contraire dans mon cas avec tous les horaires bizarres des services et commerces de l'ashram. Somme toute, une tres belle experience bien que breve. A refaire, assurement, mais plus longtemps, question de ne pas etre a la course. J'ai pu decouvrir mon dosha (Pitta-Kapha) et en savoir un peu plus sur mon dharma avec la Jyotish.
Un long periple vers le nord s'amorce. Tranquillement nous remontons a Allepey pour passer une journee dans les backwaters. Martin (mon compagnon de voyage allemand) et moi avons un rythme de voyage assez different (il n'aime pas marcher...), alors le lendemain pour Kochi, je pars seule en balade. Je me retrouve a partager ma journee avec un argentin vraiment rigolo qui reussi presque a me faire changer mes "plans", mais les trains indiens etant ce qu'ils sont : pas possible! Tout est complet. Je retourne donc aupres de Martin et nous partons vers Mumbai en train, pour un temps minimal de 40 heures. Hmm.
Les reactions allergiques s'accumulent, mon visage est maintenant attaque. L'horreur. Sur Mumbai, je me tappe une fievre, une migraine et un mal de gorge. Je revois mon pote Prem en apres-midi, Martin attrape un virus sur son cellulaire et sur son disque dur externe ; son virus est plus facile a tuer que le mien :). A minuit, nous prenons un train,pour Delhi (30 heures cette fois-ci). A mon reveil, ma gorge est bloquee. Streptocoque. Been there, done that. Est-ce que le naturel y peut quelque chose? Bonne question. Rendue a Delhi, je vais voir un medecin qui est presque decourage quand il m'observe ; ca fait un mois que j'ai l'interieur du nez en sang. (Ok j'avoue que l'Inde ca magane physiquement, c'est la premiere fois que j'en parle publiquement mais la c'est le bout du bout alors je ne peux me censurer!
Mais serieusement, ca va bien, je suis maintenant sous medication, tout devrait rentrer dans l'ordre sous peu, slowly slowly, 'direy direy' en hindi. Le moral va super lui! La vie est belle :)
Bon la y semblerait que je me dirige vers Rishikesh demain et qu'apres quelques jours je vais laisser Martin derriere et disparaitre quelques temps dans la foret avec des fees, des elfes et des papillons. Rainbow Gathering India! Il n'y aura donc probablement pas de mise a jour d'ici la prochaine nouvelle lune, inch allah. Plus de details a venir. (Ne panique pas Loulou, tout est sous controle).
En passant...il y a de nouvelles photos!
A bientot!!! :)
Je crois qu'il faut passer plus d'une semaine dans un ashram avant d'en comprendre et d'en vivre pleinement le rythme. Toute particulierement celui de Mata Amritanandamayi, qui est l'un des plus grands de l'Inde. J'ai eu l'impression de mettre les pieds dans une micro-societe ou regnent a la fois l'ordre et le chaos. L'endroit est incontestablement magnifique et du monde, il y en a! Des le premier matin, je rencontre une amie de mon ami Adrien ; nous sommes assises a la meme table au dejeuner. Le lendemain, je rencontre Raoul, une connaissance du Quebec et le surlendemain, Gabriel, un mec genial rencontre 3 ans plus tot a Boston. Decidement, le hasard fait bien les choses. Pleins de belles rencontres, de belles discussions, du yoga, de la meditation...
Comme seva (benevolat), je me levais a 6h le matin pour m'occuper du jardin de tulasi (basilic sacre). Chouette seva, considerant qu'il y en a qui se tappent les poubelles. Je me sens choyee.
Mon sejour a l'ashram est court car les gens se preparent a aller en tournee avec Amma ; il y a de l'energie dans l'air. J'aimerais tout faire a la fois : un Panchakarma (trop long a expliquer, googlez-le), un cours d'aryurveda, une lecture d'astrologie vedique Jyotish, faire pousser des germinations, aller a l'ecocentre, aller a la plage voir les dauphins, boire une noix de coco, faire mon seva, discuter avec plein de beau monde, l'heure du chai, la clinique a tous les jours (reaction allergique aux insectes), en plus de passer du temps pres d'Amma. Ouff. Moi qui avais l'impression qu'un ashram pouvait etre reposant pour le mental, c'est le contraire dans mon cas avec tous les horaires bizarres des services et commerces de l'ashram. Somme toute, une tres belle experience bien que breve. A refaire, assurement, mais plus longtemps, question de ne pas etre a la course. J'ai pu decouvrir mon dosha (Pitta-Kapha) et en savoir un peu plus sur mon dharma avec la Jyotish.
Un long periple vers le nord s'amorce. Tranquillement nous remontons a Allepey pour passer une journee dans les backwaters. Martin (mon compagnon de voyage allemand) et moi avons un rythme de voyage assez different (il n'aime pas marcher...), alors le lendemain pour Kochi, je pars seule en balade. Je me retrouve a partager ma journee avec un argentin vraiment rigolo qui reussi presque a me faire changer mes "plans", mais les trains indiens etant ce qu'ils sont : pas possible! Tout est complet. Je retourne donc aupres de Martin et nous partons vers Mumbai en train, pour un temps minimal de 40 heures. Hmm.
Les reactions allergiques s'accumulent, mon visage est maintenant attaque. L'horreur. Sur Mumbai, je me tappe une fievre, une migraine et un mal de gorge. Je revois mon pote Prem en apres-midi, Martin attrape un virus sur son cellulaire et sur son disque dur externe ; son virus est plus facile a tuer que le mien :). A minuit, nous prenons un train,pour Delhi (30 heures cette fois-ci). A mon reveil, ma gorge est bloquee. Streptocoque. Been there, done that. Est-ce que le naturel y peut quelque chose? Bonne question. Rendue a Delhi, je vais voir un medecin qui est presque decourage quand il m'observe ; ca fait un mois que j'ai l'interieur du nez en sang. (Ok j'avoue que l'Inde ca magane physiquement, c'est la premiere fois que j'en parle publiquement mais la c'est le bout du bout alors je ne peux me censurer!
Mais serieusement, ca va bien, je suis maintenant sous medication, tout devrait rentrer dans l'ordre sous peu, slowly slowly, 'direy direy' en hindi. Le moral va super lui! La vie est belle :)
Bon la y semblerait que je me dirige vers Rishikesh demain et qu'apres quelques jours je vais laisser Martin derriere et disparaitre quelques temps dans la foret avec des fees, des elfes et des papillons. Rainbow Gathering India! Il n'y aura donc probablement pas de mise a jour d'ici la prochaine nouvelle lune, inch allah. Plus de details a venir. (Ne panique pas Loulou, tout est sous controle).
En passant...il y a de nouvelles photos!
A bientot!!! :)
mercredi 11 mars 2009
Bijapur, Badami, Gokarna et un grain de spontaneite
Bijapur. Cette belle ville a ete le lieu ou une grande dynastie de sultans musulmans a regne pendant plus de 200 ans, entre le 14e et le 16e siecle. Les Adil Shah. Je me promene dans ses rues, poussiereuses, chaudes et humides, bondees de gens et d'enfants qui me saluent. Presque tous me gratifient d'un sourire, d'un "hello" bien senti, suivi d'un "what country?" et d'un "what is your name?". Les trois phrases cles. Les paroles d'une chanson, la sountrack de mon sejour a Bijapur. On insiste pour me serrer la main, pour avoir ne serait-ce qu'une fraction de seconde de mon attention. Assez intense. Il me semble etre la seule etrangere ici.
Apres avoir visite quelques magnifiques sites, je tombe sur Ameen. Ce jeune homme est amoureux de sa ville natale, la connait sous toutes ses moindres coutures, l'a etudie, n'y est pas guide mais c'est tout comme. Il me remet une carte qu'il a dessine avec plus de details que celle du lonely planet, me montre quelques batiments restants du regne des Adil Shah, tout en me racontant l'histoire de sa ville. Ses paroles me transportent dans un autre temps, tant il est passionne. Il me laisse continuer seule ; je decouvre alors peu a peu la splendeur de la ville, ses dizaines de domes, ses mosquees, ses mausoles, sa citadelle. Au matin, on cogne a ma porte. Livraison de fleurs. Enjoy your stay, Ameen avec son numero de cellulaire. Je me dirige alors vers le Gol Gumbaz, enorme mausole pour l'un des sultans, le 2e plus gros dome de la terre apres la basilique Saint-Pierre du Vatican. Impressionnant. On est dimanche. Il y a beaucoup de touristes, mais ce sont tous des indiens, des classes d'enfants ou d'ados. Je suis encore une star... Ameen m'attends a la sortie ; m'amene dans des endroits ou les touristes ne vont pas generalement... comme s'il detenait la cle de la ville et m'y confiait tous ses secrets. Il me laisse au marche en fin de journee, et vient me saluer le lendemain matin avant que je saute dans le bus.
Prochaine etape : Badami. Dur voyage. Les routes sont difficiles en Inde. Outch. A Badami et ses environs, on trouve des grottes sculptees et des temples datants du 7e siecle. C'est ici qu'a commence les premieres sculptures hindous que l'on retrouve partout en Inde. C'est vraiment impressionnant. Apres m'etre fait arnarque par un guide qui s'est impose a moi, j'ai croise un americain-coreen qui m'a partage son experience sur l'Inde. Il a passe plus d'un an et demi dans ce pays, il en a vu d'autre. Selon lui, je suis trop gentille. Les indiens vont prendre tout ce qu'ils peuvent de moi. Je dois etre plus brusque, plus ferme, plus solide. Sa vision des choses me donne une autre perspective, je ne sais sur quel pied danser. Je ne veux pas devenir fermee et mefiante. Je ne veux pas mettre tous ces indiens dans le meme panier. Je suis pensive pendant quelques jours. Je suis en Inde depuis un mois et c'est ma premiere remise en question. Ce n'est pas l'Inde que je remets en question, mais plutot ma facon d'etre en Inde...
Je prends 3 bus pour me rendre a Gokarna en 7h... Wow. La ville est en feu. C'est la Shivaratri. Deux enormes chariots decores tronent au centre de la ville. Les gens ont le sourire aux levres. Il y a de l'action partout, des benedictions, le riz, les fleurs et les bananes sont au rendez-vous. Il y a des spectacles de musique, de danse, de theatre. Les gens vont dans les temples, les rues sont decorees et bondees. Je me pose, epuisee de tout ces transports, et profite du coin pendant 4 jours pour me reposer. Ici c'est vraiment splendide, la plage est propice a de longues balades. Un ami de Goa vient me rejoindre, nous passons une journee a Om beach, puis prenons un bateau pour Paradise Beach. Je craque pour l'endroit, fais de belles rencontres et reste accrochee dans ce petit paradis pendant une semaine. Me sachant a Paradise, Caroline, une amie de Montreal, vient ensuite me rejoindre, et nous passons quelques jours ensemble. Jamais le temps de se voir au Quebec, nous sommes choyees en Inde! Elle passe de plage en plage entre Goa et Gokarna et fait des tatouages.
Martin, un allemand dj et jongleur de feu, croise mon chemin et m'informe qu'un maitre spirituel que j'aime partira bientot en tournee et ne sera plus en Inde. Sans reservation, nous sautons dans un train de nuit qui nous menera a l'ashram en 16h. Nous dormons couches sur un porte-bagages, le gros luxe, et nous nourrissons de chocolat et de friture sur le chemin. Rien de tel que la bouffe de train! Nous arrivons a l'ashram le lendemain en fin d'apres-midi, profitons de la vue sur la mer et sur les backwaters, de notre chambre qui est situee au 16e etage. Un autre voyage commence.
Apres avoir visite quelques magnifiques sites, je tombe sur Ameen. Ce jeune homme est amoureux de sa ville natale, la connait sous toutes ses moindres coutures, l'a etudie, n'y est pas guide mais c'est tout comme. Il me remet une carte qu'il a dessine avec plus de details que celle du lonely planet, me montre quelques batiments restants du regne des Adil Shah, tout en me racontant l'histoire de sa ville. Ses paroles me transportent dans un autre temps, tant il est passionne. Il me laisse continuer seule ; je decouvre alors peu a peu la splendeur de la ville, ses dizaines de domes, ses mosquees, ses mausoles, sa citadelle. Au matin, on cogne a ma porte. Livraison de fleurs. Enjoy your stay, Ameen avec son numero de cellulaire. Je me dirige alors vers le Gol Gumbaz, enorme mausole pour l'un des sultans, le 2e plus gros dome de la terre apres la basilique Saint-Pierre du Vatican. Impressionnant. On est dimanche. Il y a beaucoup de touristes, mais ce sont tous des indiens, des classes d'enfants ou d'ados. Je suis encore une star... Ameen m'attends a la sortie ; m'amene dans des endroits ou les touristes ne vont pas generalement... comme s'il detenait la cle de la ville et m'y confiait tous ses secrets. Il me laisse au marche en fin de journee, et vient me saluer le lendemain matin avant que je saute dans le bus.
Prochaine etape : Badami. Dur voyage. Les routes sont difficiles en Inde. Outch. A Badami et ses environs, on trouve des grottes sculptees et des temples datants du 7e siecle. C'est ici qu'a commence les premieres sculptures hindous que l'on retrouve partout en Inde. C'est vraiment impressionnant. Apres m'etre fait arnarque par un guide qui s'est impose a moi, j'ai croise un americain-coreen qui m'a partage son experience sur l'Inde. Il a passe plus d'un an et demi dans ce pays, il en a vu d'autre. Selon lui, je suis trop gentille. Les indiens vont prendre tout ce qu'ils peuvent de moi. Je dois etre plus brusque, plus ferme, plus solide. Sa vision des choses me donne une autre perspective, je ne sais sur quel pied danser. Je ne veux pas devenir fermee et mefiante. Je ne veux pas mettre tous ces indiens dans le meme panier. Je suis pensive pendant quelques jours. Je suis en Inde depuis un mois et c'est ma premiere remise en question. Ce n'est pas l'Inde que je remets en question, mais plutot ma facon d'etre en Inde...
Je prends 3 bus pour me rendre a Gokarna en 7h... Wow. La ville est en feu. C'est la Shivaratri. Deux enormes chariots decores tronent au centre de la ville. Les gens ont le sourire aux levres. Il y a de l'action partout, des benedictions, le riz, les fleurs et les bananes sont au rendez-vous. Il y a des spectacles de musique, de danse, de theatre. Les gens vont dans les temples, les rues sont decorees et bondees. Je me pose, epuisee de tout ces transports, et profite du coin pendant 4 jours pour me reposer. Ici c'est vraiment splendide, la plage est propice a de longues balades. Un ami de Goa vient me rejoindre, nous passons une journee a Om beach, puis prenons un bateau pour Paradise Beach. Je craque pour l'endroit, fais de belles rencontres et reste accrochee dans ce petit paradis pendant une semaine. Me sachant a Paradise, Caroline, une amie de Montreal, vient ensuite me rejoindre, et nous passons quelques jours ensemble. Jamais le temps de se voir au Quebec, nous sommes choyees en Inde! Elle passe de plage en plage entre Goa et Gokarna et fait des tatouages.
Martin, un allemand dj et jongleur de feu, croise mon chemin et m'informe qu'un maitre spirituel que j'aime partira bientot en tournee et ne sera plus en Inde. Sans reservation, nous sautons dans un train de nuit qui nous menera a l'ashram en 16h. Nous dormons couches sur un porte-bagages, le gros luxe, et nous nourrissons de chocolat et de friture sur le chemin. Rien de tel que la bouffe de train! Nous arrivons a l'ashram le lendemain en fin d'apres-midi, profitons de la vue sur la mer et sur les backwaters, de notre chambre qui est situee au 16e etage. Un autre voyage commence.
jeudi 26 février 2009
Une image vaut mille mots
samedi 21 février 2009
If you don't mind, I love you very much!
Il semblerait que je fus prisonniere de Goa 4 jours de plus. C'est la vie! J'ai pu faire de belles rencontres et decouvrir un peu le sud de cette petite province pour y trouver une magnifique plage a Palolem. Je suis donc partie en train pour Hampi le dimanche matin, apres une soiree passee dans la ville de Margao ou j'ai pu en profiter pour approfondir ma connaissance de la "street food".
Le train en Inde est une experience en soi. C'est incroyable tout ce qui se passe comme action. La trame sonore va a peu pres comme suit : "Chaiii!! Chaiii! Chaiii! Masala chai!!! Coffee!! Coffee Chai!!! Chaii!!! Dosadosadosadosadosa!!! Pani pani pani water cold water panipanipanipani!!! Chaiii!!! Chaii!!! Samosa!! Samosa!! Mango juice pani pani water! Chaiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!! chaichaichaichaichai!". Un pur delice :). A Mumbai, on pouvait faire ses courses dans le train sans meme avoir a aller au magasin ; il y venait des vendeurs ambulants d'eponges, savons, brosses a dents, fruits, bonbons, paniers de plastique, jouets pour enfants, trucs pour mettre dans les cheveux, et j'en passe. Mais dans les trains longues distances, c'est plus particulierement des boissons et de la nourriture. Assez intense! On y fait toujours des rencontres interessantes, ou de belles decouvertes.
Une fois rendue a Hospet, je suis partie en rickshaw direction Hampi avec Flavia, une bolivienne rencontree chez un host de couchsurfing a Calangute ainsi que Barbara, une suisse allemande connue dans le train. Nous fiant a de judicieux conseils d'amis du Quebec et de voyageurs, nous avons traverse la riviere afin de trouver un petit paradis un peu plus calme que la ville elle meme. Sur la route, je suis deja "flabergastee" par la magnificience de l'endroit. Des tonnes de vieux temples avec des sculptures hyper detaillees, d'enormes rochers avec des formes courbes et une multitude de rizieres verdoyantes dans ce paysage si sec. L'endroit est fabuleux, l'ambiance generale plutot shanti quoiqu'il y ait beaucoup de voyageurs, la beaute des lieux le justifie.
Tranche d'histoire : pres d'Hampi se trouvent les fascinantes ruines de Vijayanagar. Ce fut autrefois la capitale de l'un des plus grand empire de l'histoire de l'Inde, entre le 12e et le 16e siecle. L'endroit a toutefois ete soudainement saccage par une confederation de sultans Deccans, ce qui fait que les monuments ont l'air plus ages qu'il ne le sont en realite. Les musulmans en ont profite pour creer d'autres monuments fabuleux, mais il semblerait que leur moment de gloire n'ait pas dure non plus. Fin de la tranche.
Nous trouvons un guesthouse avec une famille super sympathique et accueillante a souhait. Murali, le fils aine, reve d'ecrire des films pour Bollywood. Le titre de ce message est d'ailleurs tire du script de son premier film. On y voit tres bien le style indien ; if you don't mind!
Tranquillement, le rythme de la place s'impose en nous, nous marchons pour reconnnaitre le coin, le bazar et les temples et ruines autour de la ville. Le meilleur moyen de transport c'est le velo ; nous decouvrons ainsi un lac tres rafraichissant dans un village voisin, des cascades, ainsi que le temple d'Hanuman avec ses dizaines de singes et son sadhu, qui est la depuis son enfance. C'est le meilleur "spot" de la region pour regarder le coucher du soleil car pour s'y rendre, il faut gravir pres de 600 marches. J'ai passe une semaine a Hampi, en excellente compagnie, dans un coin magique. Au travers tout ca, je suis restee enfermee dans un guichet ATM alors que des dizaines d'Indiens riaient de bon coeur tout en essayant de me sortir de la.
Toute bonne chose a une fin ; nos routes se sont separees hier soir, dans des bus ayant differentes directions. Ce matin, je suis arrivee sur Bijapur, ou j'ai l'impression d'y etre la seule voyageuse. Les gens sont gentils, je suis la star du coin, tout le monde veut me serrer la main, savoir mon nom, d'ou je viens... Je ne manque pas d'attention!
Plus de details sur Bijapur dans mon prochain "post".
Le train en Inde est une experience en soi. C'est incroyable tout ce qui se passe comme action. La trame sonore va a peu pres comme suit : "Chaiii!! Chaiii! Chaiii! Masala chai!!! Coffee!! Coffee Chai!!! Chaii!!! Dosadosadosadosadosa!!! Pani pani pani water cold water panipanipanipani!!! Chaiii!!! Chaii!!! Samosa!! Samosa!! Mango juice pani pani water! Chaiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!! chaichaichaichaichai!". Un pur delice :). A Mumbai, on pouvait faire ses courses dans le train sans meme avoir a aller au magasin ; il y venait des vendeurs ambulants d'eponges, savons, brosses a dents, fruits, bonbons, paniers de plastique, jouets pour enfants, trucs pour mettre dans les cheveux, et j'en passe. Mais dans les trains longues distances, c'est plus particulierement des boissons et de la nourriture. Assez intense! On y fait toujours des rencontres interessantes, ou de belles decouvertes.
Une fois rendue a Hospet, je suis partie en rickshaw direction Hampi avec Flavia, une bolivienne rencontree chez un host de couchsurfing a Calangute ainsi que Barbara, une suisse allemande connue dans le train. Nous fiant a de judicieux conseils d'amis du Quebec et de voyageurs, nous avons traverse la riviere afin de trouver un petit paradis un peu plus calme que la ville elle meme. Sur la route, je suis deja "flabergastee" par la magnificience de l'endroit. Des tonnes de vieux temples avec des sculptures hyper detaillees, d'enormes rochers avec des formes courbes et une multitude de rizieres verdoyantes dans ce paysage si sec. L'endroit est fabuleux, l'ambiance generale plutot shanti quoiqu'il y ait beaucoup de voyageurs, la beaute des lieux le justifie.
Tranche d'histoire : pres d'Hampi se trouvent les fascinantes ruines de Vijayanagar. Ce fut autrefois la capitale de l'un des plus grand empire de l'histoire de l'Inde, entre le 12e et le 16e siecle. L'endroit a toutefois ete soudainement saccage par une confederation de sultans Deccans, ce qui fait que les monuments ont l'air plus ages qu'il ne le sont en realite. Les musulmans en ont profite pour creer d'autres monuments fabuleux, mais il semblerait que leur moment de gloire n'ait pas dure non plus. Fin de la tranche.
Nous trouvons un guesthouse avec une famille super sympathique et accueillante a souhait. Murali, le fils aine, reve d'ecrire des films pour Bollywood. Le titre de ce message est d'ailleurs tire du script de son premier film. On y voit tres bien le style indien ; if you don't mind!
Tranquillement, le rythme de la place s'impose en nous, nous marchons pour reconnnaitre le coin, le bazar et les temples et ruines autour de la ville. Le meilleur moyen de transport c'est le velo ; nous decouvrons ainsi un lac tres rafraichissant dans un village voisin, des cascades, ainsi que le temple d'Hanuman avec ses dizaines de singes et son sadhu, qui est la depuis son enfance. C'est le meilleur "spot" de la region pour regarder le coucher du soleil car pour s'y rendre, il faut gravir pres de 600 marches. J'ai passe une semaine a Hampi, en excellente compagnie, dans un coin magique. Au travers tout ca, je suis restee enfermee dans un guichet ATM alors que des dizaines d'Indiens riaient de bon coeur tout en essayant de me sortir de la.
Toute bonne chose a une fin ; nos routes se sont separees hier soir, dans des bus ayant differentes directions. Ce matin, je suis arrivee sur Bijapur, ou j'ai l'impression d'y etre la seule voyageuse. Les gens sont gentils, je suis la star du coin, tout le monde veut me serrer la main, savoir mon nom, d'ou je viens... Je ne manque pas d'attention!
Plus de details sur Bijapur dans mon prochain "post".
mercredi 11 février 2009
Taxi? Motorbike?
Goa, petite province anciennement dominee par les portugais, est un lieu de predilection pour bien des touristes. Goa est differente du reste de l'Inde. Goa, c'est un etat d'esprit. Il y a plus d'eglises qu'il y a de temples. Les gens n'ont pas tout a fait la meme mentalite... ce sont des goans! La cuisine est differente, la mode aussi! N'empeche, Goa a plusieurs visages. On me l'avait recommande il y a 5 ans et encore il n'y a pas plus de quelques mois, car c'etait un endroit ou l'on pouvait danser. J'avais en tete un lieu ou les gens dansent sur la plage et ou il y a de la musique qui joue 24/7. Il fut un temps ou c'etait ainsi. Mais depuis 2 ans, le gouvernement indien a fait bannir cette pratique pour diverses raisons. Deception. Je venais ici pour danser.
Panjim est la petite capitale, toute mignonne avec ses ponts, ses rivieres, ses petites rues bien etroites et son architecture portugaise. Old Goa et ses impressionnantes eglises, sa cathedrale, ses jeunes filles en uniformes qui pique-niquent et rigolent commes de vraies ados. Et puis les plages... Calangute, hyper touristique avec ses clubs branches ou le bass drum passe a un cheveu de faire sortir mon coeur de ma poitrine (tres peu pour moi), suivi d'un road trip dans le nord, a Arambol, plage de hippies beaucoup plus sympathique et moins bondee. Vagator, le temps d'une souper et d'un trance party. Pas le Goa que j'esperais, mais quand meme un prix de consolation.
Une semaine plus tard, j'ai des fourmis dans les jambes, la plage en debut de voyage, ca manque de punch, de piquant. J'ai donc pris un billet de train direction Hampi des jeudi matin. D'ici la, je tenterai de survivre le marche aux puces du mercredi d'Anjuna, inch Allah, puis direction Madgaon pour prendre le train.
Panjim est la petite capitale, toute mignonne avec ses ponts, ses rivieres, ses petites rues bien etroites et son architecture portugaise. Old Goa et ses impressionnantes eglises, sa cathedrale, ses jeunes filles en uniformes qui pique-niquent et rigolent commes de vraies ados. Et puis les plages... Calangute, hyper touristique avec ses clubs branches ou le bass drum passe a un cheveu de faire sortir mon coeur de ma poitrine (tres peu pour moi), suivi d'un road trip dans le nord, a Arambol, plage de hippies beaucoup plus sympathique et moins bondee. Vagator, le temps d'une souper et d'un trance party. Pas le Goa que j'esperais, mais quand meme un prix de consolation.
Une semaine plus tard, j'ai des fourmis dans les jambes, la plage en debut de voyage, ca manque de punch, de piquant. J'ai donc pris un billet de train direction Hampi des jeudi matin. D'ici la, je tenterai de survivre le marche aux puces du mercredi d'Anjuna, inch Allah, puis direction Madgaon pour prendre le train.
mercredi 4 février 2009
L'antonyme de l'Inde, je crois que c'est épuré.
Ville électrisante, dérangeante, bruyante, colorée, polluée, vivante, Mumbai est quand meme sympathique. Toutefois, trois jours me suffisent. Prem, un Couchsurfer hyper devoué et sympa qui me prends sous son aile des le premier jour a su rendre mon arrivée en Inde des plus agréable et joyeuse. En arrivant, je suis submergée par le traffic en ville ; voitures, motos, velos, taxis, rickshaws, charettes... tout y est, dans une danse synchronisée et bien serrée. Je suis toujours épatée de ne pas etre témoin de plus d'accidents. A moto c'est quand meme bien, on se faufile... mais autrement, il faut s'armer de patience. Une épaisse couche de smog est bien visible, il faut parfois éviter de respirer, mais c'est tolérable. Tel que demandé par certains ex-collegues, je dois spécifier que pour ma troisieme nuit, j'ai habité dans une genre de banlieue pres d'un village de pecheurs, ce qui était plutot chouette, soit chez l'ami d'un ami rencontré par couchsurfing. (note pour Isabelle et MF : le candidat #1 était un bon choix, le candidat #2 étant sympa mais quoique tres occupé et volubile. Bon choix!)
En trois jours, je m'entraine a prendre les bus de ville ainsi que les trains locaux (compartiment des dames svp!), a me perdre dans les rues bondées en sachant me retrouver sans sauter dans un rickshaw, a rester zen, calme et a l'aise lorsque 1000 indiens me dévisagent intensement avec curiosité, a me faire comprendre par ceux qui ne parlent pas la langue de Shakespeare tout en apprenant quelques rudiments d'hindi, a déchiffrer l'intention ou le sens derriere ce charmant balancement de la tete des indiens qui veut tout et rien dire a la fois (hey oui Cédric, je comprends maintenant!!!). Tout compte fait, je ne me débrouille pas si mal.
Mes poumons réclamant impérativement un peu d'air, j'ai pris un train ce matin pour Panjim, dans la région de Goa.
En trois jours, je m'entraine a prendre les bus de ville ainsi que les trains locaux (compartiment des dames svp!), a me perdre dans les rues bondées en sachant me retrouver sans sauter dans un rickshaw, a rester zen, calme et a l'aise lorsque 1000 indiens me dévisagent intensement avec curiosité, a me faire comprendre par ceux qui ne parlent pas la langue de Shakespeare tout en apprenant quelques rudiments d'hindi, a déchiffrer l'intention ou le sens derriere ce charmant balancement de la tete des indiens qui veut tout et rien dire a la fois (hey oui Cédric, je comprends maintenant!!!). Tout compte fait, je ne me débrouille pas si mal.
Mes poumons réclamant impérativement un peu d'air, j'ai pris un train ce matin pour Panjim, dans la région de Goa.
dimanche 1 février 2009
Nouveau depart
29 janvier 2009, 14h00 - Bris mecanique ; vol annule.
18 heures d'attente a Dorval (dont 3 de negotiations entre Air India, Air Canada, Newark, New York, Toronto, Montreal, de boites vocales, de raccrochage au nez, de numeros hors services et de lignes sans reponses...),
1 heure de vol.
12 heures d'attente a Newark,
6 heures de vol.
1 heure d'attente a Londre,
11 heures de vol et des poussieres.
31 janvier 2009, 23h15 - C'est 24 heures en retard que je mets les pieds en sol Indien.
Trois gentils hindus tres urbains viennent m'accueillir a l'aeroport malgre l'heure tardive et me font experimenter mon premier "street chai".
Quelques heures plus tard, grace au decalage horaire, je voit le jour se lever lentement sur une Mumbai, brumeuse, chaude, humide... Mumbai a un drole de fumet. Intolerable a l'aube, delicieux a l'heure du dejeuner. Il fait maintenant 30 degres celcius, le ciel est d'un bleu clair malgre le "smog". Armee de mes Birkenstock et de mon sourire, je vais bientot m'elancer a la conquete de cette bruyante ville. A suivre...
18 heures d'attente a Dorval (dont 3 de negotiations entre Air India, Air Canada, Newark, New York, Toronto, Montreal, de boites vocales, de raccrochage au nez, de numeros hors services et de lignes sans reponses...),
1 heure de vol.
12 heures d'attente a Newark,
6 heures de vol.
1 heure d'attente a Londre,
11 heures de vol et des poussieres.
31 janvier 2009, 23h15 - C'est 24 heures en retard que je mets les pieds en sol Indien.
Trois gentils hindus tres urbains viennent m'accueillir a l'aeroport malgre l'heure tardive et me font experimenter mon premier "street chai".
Quelques heures plus tard, grace au decalage horaire, je voit le jour se lever lentement sur une Mumbai, brumeuse, chaude, humide... Mumbai a un drole de fumet. Intolerable a l'aube, delicieux a l'heure du dejeuner. Il fait maintenant 30 degres celcius, le ciel est d'un bleu clair malgre le "smog". Armee de mes Birkenstock et de mon sourire, je vais bientot m'elancer a la conquete de cette bruyante ville. A suivre...
vendredi 2 janvier 2009
Départ imminent
Projet en branle depuis 5 ans, reporté plus d'une fois.
Désir toujours vivant ; pulsion plus forte que le temps.
Les planètes se sont enfin alignées.
L'heure du départ a sonné.
Inde, me voici...
Désir toujours vivant ; pulsion plus forte que le temps.
Les planètes se sont enfin alignées.
L'heure du départ a sonné.
Inde, me voici...
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